Photo – Boris Doussy Créations

Galerie photo :                    Galerie caisse américaine :

 

A partir de l’année 2011, et à une suite d’événements malheureux qui se sont succédé j’ai souhaité changer la façon d’aborder mon travail. Il me fallait trouver un nouveau moyen d’exprimer des émotions qui m’étaient alors inconnue, d’une noirceur indicible qui me persuada que mon âme était à l’agonie…

Aucune musique alors ne me parlait, aucune chanson n’évoquait l’effet « miroir » qui m’aurait apaisé… la musique que j’entendais était alors bien plus sombre que les trucs les plus tordus de la scène extrême la plus expérimentale. C’est alors que j’ai composé en 2012 : « Apocalypse » sous le nom de BOBOK, en référence à la nouvelle de Dostoïevski, qui imagine le monde des morts dans un cimetière. Une longue transe bruitiste et sombre de 45 mn, a base de guitares, de rythmes trafiqués… et si l’achèvement de cette étrangeté me combla un laps de temps, il me fallait aussi traduire ses émotions sur papiers, photos, sans les juger.

Il faut se rappeler de l’alliance entre psychothérapie (soigner l’âme) et l’Art, puisque ces deux disciplines agissent ensemble à la conquête de l’inconscient, à nommer le mal, l’horreur, afin de le conjurer !! C’est le seul principe de guérison !

Ce fut des années que je reconnais volontiers aujourd’hui comme des années de « crises mystiques » qui bouleverseront mon existence et mon art. Ainsi, je laissais tomber les crayons pour m’essayer à une autre pratique originale que vous me permettrez de garder secrète…. Pour donner quelques indices, j’utilise des sacs plastiques, du papier, des tissus et j’utilise la photographie pour figer une composition. Il se révélait des formes fantomatiques, comme des « captures d’esprits »… j’étais à la fois effrayé par ce que je voyais mais tout aussi fasciné par ce qui apparaissait comme par magie. « L’albatros » fut le premier a apparaître, le poème de Baudelaire m’inspira naturellement ce titre. Vint ensuite « chevalier de l’apocalypse » et «Temptation ».

Si j’ai eu beaucoup de mal à reconnaître la force de ses photos, c’est qu’il m’était difficile d’accepter ce que je ressentais. Pourtant il me fallait sortir tous ses fantômes, toutes ces chimères et en faire quelque chose de beau. Je pensais à Goya qui dans la solitude de ses derniers jours décora tous les murs de sa maison de campagne d’une manière très sombres et dérangeantes « les Peintures Noires ». Je pensais au pré-raphaélites et leur manière de peindre les drapé de façon incroyable… je parvenais à ma manière à cet artifice grâce à cette technique, à défaut de ne savoir peindre…

Avec quelques unes de ses œuvres, dont « I, The Animal» et « Naissance d’une danseuse Andalouse », j’ai fait quelques expositions. Pour cela, je faisais faire des agrandissements photos sur dibon avec encadrement en caisse américaine. Je pouvais choisir les tailles vu que j’utilisais des fichiers haute qualité. L’expérience d’exposer ses œuvres eut le mérite de me faire changer de point de vue… Peu de personnes y ont remarqué les sentiments de peur, de maladie de l’âme, de mort, mais voyait bien plus quelque chose de « beau » : des voiles, des éléments végétaux, des corps etc…. comme quoi le regard que l’on porte sur les choses est du domaine de l’intime.

Aujourd’hui, je ne travaille plus cette pratique avec les mêmes émotions qu’avant, je profite simplement de ce que j’y découvre à chaque fois, et de composer de belles choses, stimuler l’imagination et embellir un intérieur.

Bonne visite !

Ma musique : PSALM, BRISTOL MEYERS SQUIBB, SOLARIS, ALMOST BLUE

twitter 60x60 fb_icon_60x60 google 60x60

Site créé par

logo webulle 60x180