Dessins de Boris Doussy

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Si depuis tout jeune j’ai commencé à dessiner, j’ai vraiment pris l’affaire au sérieux en 2005 lorsque je suis arrivé sur Paris ou je n’avais que quelques crayons, des feuilles canson (outils que j’utilise encore aujourd’hui) et ma guitare pour passer le temps et exprimer ce que j’avais dans les tripes.

Si je m’appliquais dans un premier temps à « vouloir faire comme » mes artistes favoris, j’ai dû renoncer par manque de technique. Je ne ferais pas du Klimt, du William Blake, du Gustave Moreau ou encore du  Waterhouse… Un handicap avec lequel j’allais devoir composer, que j’allais devoir détourner sans renoncer pour autant à vouloir m’inscrire dans une tradition : le symbolisme, l’art nouveau. Ainsi, c’est bien plus dans la littérature, la poésie que j’ai puisé mon inspiration et dans les arts primitifs. Georges Bataille, son « bleu du ciel » et l’« l’Erotisme », fût une source inépuisable, tant par son verbe, son écriture à la fois imagé, extrème, à la fois charnelle et cérébrale, une foi en « l’impossible » qui rendait son esthétique à la fois intense et troublante.

Ce que je voyais lorsque je commençais a dessiner était une foule de détails, de motifs entrelacés qui voulait déborder du support, mais cela demandait bien trop de temps pour faire ce que j’avais en tête et qui pourtant s’imposait. Je dessinais comme l’on procède en écriture automatique, les yeux fermés souvent… il apparaît alors une suite d’accidents, des figures improbables qui semblaient vouloir correspondre entre elles sans y parvenir, une thématique qui résonnait régulièrement : la métamorphose qui s’opère à partir de phénomènes sous-jacents biologiques. Une découverte qui a éclairé ma pratique. Pourtant indisponible et ignoré, ces phénomènes agissent avec leur langage. Mes dessins étaient ils une manifestation de ce langage ? Comme une cartographie de « mes nuits biologique » émergentes.

Il y a des dessins qui ont marqué mon évolution, en cela « la Reine de Sabba » et « Red Warrior » sont les deux pierres angulaires de l’ensemble de mon œuvre. A la fois énigmatique et plus construit, j’étais en train de structurer mon style, en avoir une certaine maitrise tout en étant conscient que beaucoup de choses m’échappaient. J’y voyais une forme de liberté totale dans mon expression et je pouvais ajouter en toute conscience à présent une « intentionnalité ». Chaque œuvre d’art existante contient en elle une force émotionnelle particulière et nous rappelle à quelque d’originel en chacun de nous, une radicalité qui n’est jamais innocente. Un constat (plutôt logique en fait…) que j’ai pu faire à partir de mon expérience, de mes observations : responsabilité et création vont de pair. A moi de savoir ce que je veux offrir, quelles valeurs je veux transmettre.

En 2013, j’ai commencé à suivre une formation en sophrologie. Une pratique passionnante qui a considérablement élargit ma manière de penser mes dessins lorsqu’elle évoque la question du monde des phénomènes latents comme lieu de passage entre la biologie et l’existence, et le monde des phénomènes présents (domaine de la connaissance). La pratique de la sophrologie sollicite les pensées positive en permanence et en conscience, sa répétition permet de « maîtriser » ses effets bénéfiques. C’est ce que j’ai appris, intégré non sans résistances… et par là même renforcer des valeurs fondamentales, bienveillantes que j’appliquais dans mes dessins, puisque je vise le plus grand nombre de personnes, autant qu’ils contiennent une force à la fois authentique, positive ou l’éthique serait placé sur l’esthétique, la beauté sur le critère de l’authenticité.

En espérant que vous trouviez du plaisir dans ce que vous y verrez.

Ma musique : PSALM, BRISTOL MEYERS SQUIBB, SOLARIS, ALMOST BLUE

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